UNE AVENTURE LOUFOQUE ET POURTANT VERIDIQUE DE GEGE ET LUC DANS LE NORD DE L HINDOUSTAN
Depuis deux heures le soleil etait levé , et le train n en finissait pas d entrer dans new delhi .
Les chaos du train se firent plus frequents , l odeur des toilettes du train parvenait jusqu'a nous , preuve de la longueur du voyage , tous les passagers s eveillaient et dans un remue menage grandiose se preparaient a l arrivée .
le long de la voie , des batiments grisatres alternaient avec des bosquets pousiereux aux fruits de plastique flottants et bruissant au passage du train . nous croisames un canal moribond , un egout a ciel ouvert , frontiere repugnante qui nous annoncait la ville .
New delhi nous acceuillie a bras ouverts comme une bonne grosse mere maquerelle acceuille le client sous la lumiere rouge , son etreinte nous saisie , les rails nous entrainaient toujours plus loin dans le giron de la vielle cité , les murs roses pisseux des imeubles pourrissants succedaient a des no man s lands , jardins fletris , partout construits de bric et de broc , etouffés par les fumées des petits tas d ordures ou la populace se rechauffais les mains dans l air piquant du matin d hiver , parfois un ruisseau stagnant devoilait des corps accroupis defequants sous l oeil gourmand des meutes de chiens attendant leur repas matinal .
le beton gagnait du terrain , les murs lessivés de pollution faisaient comme un tunnel qui debouchas sur NEW DELHI RAILWAY STATION
epuissés par le trajet nous plongeons dans le flot impetueux des voyageurs degorgeants du train , et suivons la foule vers les passerelles qui nous conduirons vers la sortie .
dans les angles , a chaque coin de mur , des masses informes couleur poussiere , sac de jute rapiecés , souvenir d humain , tendent leur mains aux doigts trop rares et nous lancent des appels desesperes .dans le couloirs , des grappes d enfants en guenilles traquent les nouveaux arrivants et s'accrochent a leurs basques pour grapiller quelques roupies .
sur les quais les porteurs en chemises rouges leurs plaquent officielle en cuivre autour du bras , fendent la foule avec sur la tete des pyramides branlantes de bagages heteroclytes , on se pousse , on se faufille , on glisse vers la sortie portés par le courant et nous voila dans la touffeur du centre ville .
Sur le parking taxis et rickshaws se disputent les client . la sarabande est continuelle , l endrois est saturé , devant , une avenue , n arrette pas de s embouteiller .c est un ballet au ralentis ou bus , camions , vaches et pietons avancent pas a pas sur la musique d un opera mecanique .
nous foncons entre les pares chocs , ecrasés par le poid du sacs et les heures de trajet , evitons de justesse une charette venant a contre sans , bousculons la foule aglutinée le long du trottoir et nous voila dans main bazar .
nous remontons la rue en nous faufilant entre les rickshaw et les etals des nombreux magasins , la foule est bigarée , multiple , permanente , chamarée et bruillante .
la rue est un canyon bariolé de couleurs vives sentant l essence , la friture et l encens . les murs sont couverts d affiches et de panneaux publicitaires , c est une tour de babel a l horisontale ou toutes les langues du monde se croisent pour vanter les merites de tel et tel boui boui .
le bruit et assourdissant tous les magasins ont allumes leurs groupes electrogenes pour palier a la premiere coupure d 'electricite de la journee .
resto et hotels se succedent et nous echouons finalement a l anoop guest house pour un repos bien merité .