ce matin nous avons quites le village de tatopani(chaudes eaux)apres un jour de repos bien merité. la journee s annonce belle , le chemin suis la riviere , le paysage est fantastique , nous sommes ecrase par les montagnes qui nous dominent de plus de 5000 metres , leur sommets irreels sont la haut dans le ciel et eclatent de blancheur. on croise des afluents tumultueux dont l eau glacee fait tourner des moulins a prieres et a grain , le regard suis l eau et on se rend compte qu elle descent directement des glaciers. on avance on est bien , le chemin parfois se fait tunnel ou escalier ou encore piste de chevre a flanc de rocher , de loin en loin on croise des caravanes de mules venues du mustang , il faut alors se plaquer contre la parois , mais c est sans danger car ces betes et leurs guides ont le pied sur , nous sommes sur leur territoire... toujours l annapurna domine et trone comme un dieu grandiose , mais peu a peu le temps se gate , le vent se leve , une petite pluies glacee se met a tomber et cela dure , le chemin est long il devient de plus en pluis ardus , j ai trop tardé a metre mon poncho et me voila transi de froid . la vallee devient gorge tout est gris et degouline , j ai mal aux jambes et mon moral me lache. de recents eboulements bloquent la riviere , on escalade des rochers grand comme des maisons on saute on glisse , mais comment les mules ont elles fait pour passer ici ??????? peux apres on s arrete pour une pause chai et la , sous la paillotte en bambou , en compagnie des poules je reprend du poil de la bete. on repart sous la pluis et apres un momment on commence a gravir un tres long escalier de lauzes noires , le suplice recommence , mes jambes se tetanisent , je butte contre des pierres , je glisse et me rattrape . arrivé en haut mauvaise surprise une large portion du chemin a glisse dans l abime , a force de monter nous dominont la riviere de 300 metre , un nouveau "sentier" est deja tracé , c est une piste detrampee qui serpente entre les arbres , je flipe , je me sent pas du tout sur de moi , un faut pas et ....... bon sa passe apres c est plat , ouf , on fait une pause pres d un panneau qui marque l entree de la region du mustang (pas le royaume qui est plus loin dans les montagnes) et la rencontre ireelle deux jeunes israeliens parlant francais s arrettent pres de nous pour une causette improvisee. plus le temps passe plus je me sent mal , malgres les magnifiques paysages , je gemis je chiallouille comme un gamin , je me traine , je crain...... la fin du chemin approche , mon moral remonte ,et la ....plus rien !! un trou !! il manque un morceau de la montagne , la paysage a changé et le chemin passe maintenant tout en bas pour mieux remonter apres 400 metre de denivelation alors que l etape est a 200 seulement , heureusement la pluies c est arretee.
une heure plus tard assis devant un chai brulant , me voila douché et changé , c est une resurection totale , le soleil brille a nouveau , des vols de tourterelles blanches sillonent l azur , devant moi le dhaulagiri se dresse tel un mur vertigineux , derriere les annapurnas s enflamment dans les derniers rayons de soleil , j en ai bavé pour etre la , ca valais vraiment le coup. une vingtaine de kilometres , 1700 metres de denivelé (on est passé de 1200 m a 2300 m par un chemin tantot en haut tantot en bas) , le vent la pluies et l ecrasante beaute sauvage de la nature ont fait de moi une loque mais se lessivage m a montre mes limites et appris l humilite face a notre mere la terre.